Le sac à chien – 2eme partie

Comme il me restais un peu de temps et que le temps justement, semblait ne pas vouloir rester au beau fixe, une amélioration a été effectuée pour permettre au client d’admirer le paysage tout en restant (relativement) au chaud.

La baie panoramique !

hublot

Une fois les préparatifs terminé, let’s roll ! Après un périple pluivio-neigeux des plus classique, je retrouve la bestiole et lui propose de regagner nos peinates en vrai motard. Croyant qu’il allait piloter lui meme, Bingo trouve ma conception toute pourrie, vu qu’il n’y a pas de trous pour passer les papattes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

« Comment tu veux que j’atteigne le guidon ? »

Après explications et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, c’est avec enthousiasme que Bingo s’apprete a se mettre en route

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

« Bon alors ! qu’est ce tu fous ? on y va ou kwa ? »

Monsieur a semble-t-il apprécié la ballade, la tete dehors, malgrè le mauvais temps pendant toute la partie montagne, je n’ai assisté à une rétractation (telle la tortue moyenne) et à contrecoeur, qu’a partir de 70 km/h (ça pique les yeux !)

Que de chemin parcouru en quelques mois, quand je pense qu’avant on avait ça :

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

« Depuis tout petit les 2 roues c’est ma passion (et les chats blonds aussi) »

Dans l’épisode suivant je tacherai de vous filmer la bête en pleine action (du moins en pleine contemplation de la route)

Le sac à chien – 1ere partie

Les chiens c’est comme les enfants : ça grandis vite et ça aime faire du 2 roues.
Pour Bingo ça n’a pas raté, il se plaint de la taille de sac de transport « ouaaaah j’ai l’air d’un farce dans son intestin a saucisse ! » et des conditions de transport « ouaaaaah et pourquoi je suis enfermé quand on fait de la moto (dans un sac trop petit je rappelle), tous les copains y en font comme des grands et même leur parents ils les laissent conduirent et moi si ça continue je vais partir avec mon petit baluchon et tout le monde sera très malheureux mais ce sera trop tard (c’est au moment où Bingo lâchait cette phrase que j’ai compris qu’Apollo savait ouvrir une porte blindé et arrivez a indiquer avec ses papattes la direction du dehors au chien, mais ceci est une autre histoire)

Bref il est temps de s’équiper, au vu des tarifs pratiqué par Bagster, qui semble être l’unique fabricant de ce style de sac pour moto, j’ai décidé de pratiquer moi le bon vieux DIY (en français : Sors toi les doigts du cul et demerde toi espèce d’assisté)

A la base une sacoche ixon en promo à 70€, un cutter, de la colle et du ruban adhésif (du velcro est prévu pour la 2eme partie)sacoche_de_base

Formée en fait de 2 sacoches ça devrait offrir un max de placeque c'est grand

Allez on attaque !on attaque les travaux

Tellement propre qu’on y voit a travers !on y vois a travers

Et voilà, ya de la place pour 2 Bingos (ou un Bingo 2x plus gros, ou Bingo et Apollo mais là on est dans le domaine du reve du chien et du cauchemard du chat)  comparatif

C’est mieux, mais pas suffisant pour les chiens curieux qui veulent voir le paysage, ressentir le vent dans les oreilles (amis des otites bonjour) ressentir la douce caresses des moustiques sur les dents et sentir leurs larmes geler lors des sorties hivernales, bref tout ce qui fait le merveilleux du motard qu’il soit homme ou chien.
Allez on continue les trous.ou mettre la tete

Et voilà le travail ! La trappe pour petite tête dure, ici en version ouvertetrappe pour petite tete dure

Et fermée manque que le velcro

Manque donc le velcro et quelques bricolages optionnels encore possible : trous d’aération sur les cotés pour profiter des poches latérales, remplacer une partie de la face avant par un plastique transparent pour admirer la vue bien au chaud…)

Premiers tests normalement dès Vendredi 22 Février 2013, si le temps le permet en allant chercher le sale gosse à sa colonie de vacances.

Je ne remercie pas Apollo, qui bien qu’étant à proximité pendant toute la durée du bricolage, n’est resté dans la sacoche pour la photo finale qu’environ 1/10e de seconde et a prouvé qu’il pouvait sortir d’un bond par un aussi petit trou (tout en laissant en cadeaux quelques touffes de poils a l’intérieur)

To be continued…

Incoming Puppy !

Quelques billets pour présenter la cohabitation du point de vue des maîtres (ici une gâteuse maîtresse, S., et son gâteux maître, G.), du chat de la maison, A., et du nouvel arrivé : B. un chien de race Boston Terrier (de 10 semaines à l’arrivée).

11ème semaine de vie – premières semaines de cohabitation

Le point de vue de S., l’heureuse môman

Ça y est, il est là, la 8ème merveille du monde, le Boston Terrier absolu, le petit tas de poils de 2,5 kilos ! Que c’est chou, que c’est mignon, quelle joie ! Oui mais…

–          Les croquettes. B. n’aime pas ses croquettes. Pas trop. Ou alors si, un petit peu, à peine pour ne pas se laisser mourir de faim. Avec un peu de bouillon en plus, c’est moins mauvais. Avec un peu de viande rajoutée, c’est presque parfait : si seulement on pouvait enlever les croquettes …

–          Le chat. B. aime le chat, mais le chat ne l’aime pas. B. a bon goût en effet : le chat est magnifique, son poil est très doux, il émane globalement une aura de puissance maîtrisée et de grâce. Ce n’est pas une raison pour le prendre par surprise et lui lécher le nez en traître, car l’odeur de bave de chiens ça met des heures à partir pour un nez félin, et ça met le chat de mauvaise humeur pour la matinée.

–          Les sorties. Comme dans un cliché Royal Canin, je me disais : « Youhouhou, youpi, j’ai un chien, je vis dans le Sud, on va passer toute notre vie à courir dehors au soleil ! Génial !!! ». Erreur… B. n’aime pas sortir. Du tout. C’est concevable de la part d’un petit chien qui a vécu toute sa (courte) vie en appartement : le « vrai » monde, c’est la maison, la chaleur et les tapis. Ce n’est pas le « dehors » avec ses voitures, ses autres chiens et sa pluie. Rien que de voir son harnais le déprime.

Ce qui pose de nombreux problèmes logistiques :

  • On met trois heures à parcourir le chemin pour s’éloigner de la maison et 5 minutes pour s’en rapprocher. Est-ce un chien magnétique, qui reconnaît le Nord ? Ou aurait-il déjà pigé le truc, à savoir où se trouver l’entrée de la maison ?…
  • Pour faire ses besoins, c’est quand même pratique de sortir. Mais le matin, il fait froid, voire il pleut. Donc, pour le coup, c’est nul à l’aller et au retour.
  • Il se traîne comme un vieux chien portant tous les malheurs du monde sur ses frêles épaules encore cartilagineuses. Pour le cliché du chiot plein de joie de vivre et enthousiaste, vous repasserez : que ce soit avec un jouet, des récompenses, des exclamations enjouées, des câlins, rien ne l’intéresse dans la rue. Comme il s’arrête tous les mètres, nous faisons des milliards de rencontres et les traversées prennent des heures.

* Edit : convenablement motivé, par exemple par des micro-dés de jambon et de saucisse de Toulouse, B. devient raisonnablement motivé pour suivre et faire sa petite promenade du matin. L’humeur est aussi remarquablement améliorée. Pour des croquettes, il ne fera rien, mais pour un petit bout de saucisse de Toulouse… miam !

–          La glande. A l’opposé, évidemment, B. adore rester à la maison. Son activité préférée : dormir en boule au chaud, de préférence sur quelqu’un. Son support préféré sont les coussins et les lits : petits, grands, avec un humain dedans, ou même un chat : du moment que c’est moelleux, c’est sa passion. C’est bien de s’intéresser à quelque chose avec autant de sérieux à 11 semaines. C’est moins bien quand il mâchouille les couettes, les télécommandes et les humains dans le lit.

N°1 des activités canines : la sieste

–          La prison. B. va régulièrement en prison : soit dans la cuisine, qui est fermée par des barreaux, soit dans sa niche, qui peut également être fermée par une grille. S’il apprécie en temps normal aussi bien la cuisine que la niche, il trouve injuste et cruel d’y être enfermé, et parfaitement contraire à la Déclaration des Droits du Chien et du Chiot Cadum (à l’instar du bébé homonyme). Il argumente – et il y a de la vérité dans ses propos – que si avoir un chiot correspond à le parquer comme un assassin multirécidiviste, style Hannibal Lecter, hé bien c’était bien la peine. Néanmoins, dûment équipé d’un os rempli de fromage et d’un coussin moelleux, il peut conclure à l’acceptabilité de ce mode de séjour.

–          Les mathématiques. B. fait régulièrement des exercices, exercices que – compte tenu de leur haut degré de technicité – nous avons convenu d’appeler mathématiques. Pour B., cela correspond à exécuter des figures en réponse à un signal vocal ou corporel, et d’être par conséquent recompensé.

En une semaine, il a compris : son nom B., Sit (assis), With me (« nose target » sur la main), Let’s go (pour démarrer un mouvement en avant), et un peu moins bien : Come (le rappel). Ce qui n’est pas trop mal pour un tout petit chiot têtu !… Cela ne veut pas dire que s’il est distrait, il réalisera ces commandes : cela veut simplement dire que s’il est de bonne humeur et concentré, il réalisera ces commandes pratiquement à chaque fois. Reste à travailler la concentration, car pour la compréhension, c’est déjà pas mal. Le clicker nous amuse bien (une bonne action = un click = une croquette) et est intéressant pour « fixer » un instant, surtout dans l’apprentissage d’actions complexes (à décomposer en étapes, chaque étape étant « clickable »).

Ils disent sur internet qu’il faut garder les sessions d’entraînement courtes : pas plus de 5 minutes. C’est surestimer pour moi la patience d’un être humain normal, qui au bout de cinq minutes en a largement marre de faire le dompteur de lions.

* Edit : En fait, pas du tout. Si dans le salon, à l’heure du repas, B. convient aimablement d’attendre patiemment que je lui donne quelques croquettes ou friandises en s’asseyant de temps en temps vu que ça me fait plaisir, c’est autre chose que de le faire « sur commande », par exemple juste devant la porte d’entrée ou dans la cuisine. « Il y a un temps pour tout », c’est sa devise. Difficile de lui faire comprendre qu’il est un chien et que les ordres c’est pour tout le temps, pas juste quand il a envie…

–          Les baballes. Pour B., rapporter des baballes est inné. Ce qui ne veut pas dire qu’il le fait à chaque fois, mais un bon 70 % des fois, ce qui est – again – pas mal du tout. Pour l’instant il ne les mâchouille pas trop, et il ne bave pas, ce qui rend la chose agréable pour les deux parties. Une chose étonnante est que, comme un humain, B. aime la variété des jouets : il n’est jamais aussi intéressé que lorsqu’on change de jeux. Outre la tendance des chiots à déchiqueter tout ce qu’ils trouvent, cela explique le succès des marchands d’accessoires pour chiens.

* Edit : sur le bavage, tout dépend. Un quart d’heure de jeux et de mâchouillages rend les joujoux baveux, c’est un fait. Concernant la nature des jouets, à part les balles qui rebondissent et qui couinent (un must have !), un vieux t-shirt avec un nœud est le plus beau jeu du monde. Ainsi va la vie, inutile de se ruiner. Le chat avait déjà montré la voie en s’intéressant davantage aux emballages qu’aux jouets que je lui achetais conscieusement sur internet…

Le point de vue de B. le chien

Pourquoi dehors c’est nul. Dehors il fait froid et on s’ennuie et il n’y a rien et quand par hasard je trouve quelque chose d’intéressant, on me l’enlève. Dehors, c’est pour aller à des endroits nuls : chez le vétérinaire, dans le garage, ou simplement nulle part. Dehors on voit des monstres affreux : des chimères (NdE : des pigeons), des nains déformes (NdE : des enfants), des loups aux babines sanguinolentes (NdE : un pincher). Quand il pleut, c’est la misère : un instant d’inattention et tu es jusqu’au cou dans une flaque, et à la maison, rebelote ! on te lave. Vraiment dehors c’est naze. Heureusement qu’il y a la saucisse de Toulouse.

Pourquoi les mathématiques c’est sympa. Faire des mathématiques avec S. c’est assez rigolo : le bon plan pour avoir du manger. Le truc : rester collé à elle, au bout d’un moment elle n’en peut plus de ne pas pouvoir marcher sans trébucher, et elle te file une croquette pour pouvoir passer. Tu lui colles au train et zou ! une autre croquette. Bon plan. J’ai aussi un autre truc : tu t’assieds, tu la regardes, et elle te file des croquettes. Fastoche !

Pourquoi le chat est fascinant. Cette créature est capable de bondir à des hauteurs impressionnantes… J’espère que je ferai comme lui quand je serai grand ! Il peut aussi aller partout (lui !), il est très étonnant : je n’en avais jamais vu avant… Ce n’est pas un chien, ça j’en suis sûr : il a des griffes, une tête bizarre de chouette et fait des bruits qui font un peu peur. J’aimerais bien le sentir, mais il a l’air de quelqu’un qui s’entraînerait volontiers à du puppy slicing, alors j’évite. Mais quand j’arrive à le choper par surprise : slurp ! Remarque, comme il perd ses poils, c’est un peu comme d’avaler un carré de moquette… mais bon, il faut bien faire avancer la science !

Le point de vue de A. 

Ils ont ramené un truc qu’ils ont trouvé dans une poubelle, sans même consulter. Et les voilà tous fiers, à me montrer ce machin innommable, qui ne ressemble à rien et fait constamment des bruits tout droit sortis du mythe de Chtulhu. C’est désespérant. J’ai mis quatre ans de ma vie à les élever, et voilà le résultat. Ils passent des heures à lui apprendre à ne pas les mordre, ce n’est pas étonnant : ce truc est dangereux.

Heureusement ils le mettent en prison. De nuit ou de jour, l’alien est constamment sous contrôle, ou alors en prison. C’est bien dans un sens, comme ça je peux aller comme je veux dans la maison. Mais quand il est dans la cuisine, c’est chiant : je ne peux pas manger ni faire caca. Ça, c’est vraiment bête. Mais bon, il y a la douche pour ça. Et puis souvent je me mets devant lui et je le regarde… « Téléchien, de bon matin, c’est vraiment bien ! ».

Parfois il s’approche de moi… et je n’aime pas ça. Surtout quand il fait ça par surprise, et qu’il me lèche. C’est vraiment inconvenant. J’aimerais que les Grands fassent quelque chose, ça devient systématique et puis très franchement, ça pue. Un jour, je m’en irai loin, très loin, et ils me regretteront beaucoup. Pour l’instant, je la joue fine, je fais comme si tout allait bien, je dors dans le lit avec eux comme avant… mais c’est pour mieux préparer mon départ. J’ai préparé quelques croquettes, ma chaussette de valériane (qui a été toute mâchouillée par le Gremlins) et surtout le grand lit 220 par 210 : dès que j’aurai trouvé un déménageur à un prix convenable, je m’en irai. Sans regret.